ALIMA MADINA – La poésie est liée à notre psyché

Marie-Léontine Tsibinda Bilombo

ALIMA MADINA – La poésie est liée à notre psyché

Alima Madina est une congolaise de Brazzaville. En plus d’être philosophe, elle écrit de la poésie et des nouvelles. Une écriture qui nous parle, nous éclaire sur le monde en général et la société congolaise en particulier.

Alima Madina est inspectrice de philosophie à Brazzaville. L’écriture et la philosophie sont pour elle des clignotants qui interpellent sans cesse sa conscience : « L’écriture, souligne-t-elle, est devenue une passion dans ma vie parce qu’elle m’a prêtée main forte dans les moments les plus difficiles de ma vie. »

Pour elle, la poésie est liée à notre psyché, notre âme en qui réside l’ensemble de nos révélations conscientes et inconscientes, ces marques qui impriment la personnalité d’un individu dans son âme si elle est bien disposée. La poésie est un chant qui répond d’abord à l’appel de l’humaine nature. La nouvelle, elle vient comme un complément pour mieux traduire notre quête.

Les grands auteurs du monde ne cessent de l’émerveiller, en commençant par les auteurs de son Congo natal, de l’Afrique et les incontournables de la littérature française. Cet émerveillement, elle le partage dans les rencontres lors des colloques, des salons du livre en Europe, en Afrique. La satisfaction morale est totale, les échanges inoubliables sont un enrichissement inaltérable.

À ses débuts, trouver un titre était une gageure, mais aujourd’hui, avec l’exercice, la bataille des titres se fait plus aisément. Les projets ne manquent pas. Outre la poésie et la nouvelle, elle veut se lancer dans le roman.

« La voix d’une femme qui espère », publié en 2014 chez L’Harmattan-Congo en 2014, est un livre où toutes les nouvelles retracent le parcours difficile des femmes dans la quête du bonheur dans nos pays d’Afrique. Par exemple, la mère d’un albinos perd l’amour de sa vie en refusant de tuer l’enfant comme l’exige le père indigne. La mère donne la vie, la protège contre vents et marées. La pygmée heureuse montre qu’une pygmée instruite peut conquérir le cœur d’un homme et voler de ses propres ailes. Dans le même recueil, la nouvelle qui s’intitule «Dans les bas-fonds de Mbounda» nous fait comprendre que l’amour n’est possible que dans un monde de paix, nous dit-elle.

marie-léontine tsibinda bilombo