MEIWAY – Je n’aime pas copier

Marie-Léontine Tsibinda Bilombo

MEIWAY – Je n’aime pas copier

Meiway est artiste, auteur-compositeur-interprète de la Côte-d’Ivoire. Il est célèbre pour avoir créée le zoblazo comme d’autres ont lancé la rumba, le soul makossa, le coupé-décalé ou le tango. Le zoblazo est la danse des mouchoirs blancs. Meiway fut très bon élève jusqu’à l’entrée du cycle universitaire. Mais la musique l’a emprisonné dans ses filets et a définitivement pris le dessus dans la vie de Meiway au grand dam de ses parents.  Artiste de talent, il le partage avec le highlife ghanéen, le m’balax sénégalais. La salsa cubaine, le zouk et le rap n’ont aucun secret pour lui. Meiway a joué avec Manu Dibango, Koffi Olomidé, Jacob Desvarieux, Alibi Montana et bien d’autres encore.

Quelles sont les joies et les peines de votre profession ? 

Les joies et les peines font partie de la vie et donc du métier… Il faut surtout tirer les enseignements des peines, s’en servir, pour assurer les joies.

 Que représente donc la musique pour vous?  

La musique est l’art qui m’a toujours passionné…Le métier que j’exerce est finalement un rêve que je réalise. 

      Meiway : votre nom d’artiste, que signifie-t-il ? 

« Mei » c’est mon nom en N’zima ma langue, et « Way » c’est chemin en anglais… Je suis mon propre chemin.

      Duke Ellington, jazzman africain-américain, a dit : « La musique est ma maîtresse » dans un livre incroyable, pouvez-vous en dire autant ? 

Non… Avec le respect que j’ai pour l’immense Duke Ellington… Je dirai que la musique est la boussole qui m’aiguille sur le bon chemin, pour moi.

Quelles sont donc les contraintes ou les joies qui vous feraient dire cela ? 

Servir passionnément mes fans et les voir me le rendre par le plébiscite.

Vos compositions musicales sont-elles faites pour danser « collé-serré » ou pour réfléchir? 

Les deux…On peut les danser aussi « décollé-serré » avec les mouchoirs blancs dans le respect de la distanciation sociale par les temps qui courent.

Quelles sont vos impressions de voyages aux quatre coins du monde quand vous partagez votre musique? 

La découverte, m’imprégner des différentes cultures de ces quatre coins pour continuer à entretenir la couleur universelle de mon métier. 

La musique est pour vous un don divin ou une heureuse influence grâce à des artistes que vous aviez rencontrés dans votre vie? Avez-vous des noms en particulier ? 

C’est un don à cause de mon apprentissage d’autodidacte et les modèles sont venus après avec Bailly Spinto pour la voix et Michaël Jackson pour la scène.

Comment est née votre première composition ? 

C’était avec une guitare basse…En suivant la ligne que j’avais composée, j’ai créé les différentes mélodies pour les couplets et les refrains.

Et aujourd’hui, rencontrez-vous les mêmes exaltations ? 

Quand on fait un métier qui nous passionne, l’exaltation reste permanente.

Vous arrive-t-il d’avoir des relations difficiles avec les autres artistes ou les membres de votre orchestre ? 

J’évite d’en avoir car mon métier rassemble et ne divise pas.

   Composeriez-vous de la musique religieuse un jour ? 

Quand on est musicien professionnel, on doit avoir les moyens de s’en sortir dans différents registres.

     Quelles sont donc la source de votre inspiration? 

La source principale c’est l’insolite ou l’originalité…Je n’aime pas copier. 

Seriez-vous tenté d’écrire un jour, l’histoire de votre vie ? 

Elle est déjà écrite sur mon titre « 20th birthday » sur l’album « M20 » sorti en 2009.

Quelles ont été les réactions de vos parents, à vos débuts musicaux ? 

Ils y étaient opposés naturellement car ils m’avaient scolarisé pour un autre objectif.

La musique : une célébration de l’Afrique, du monde noir dans l’univers ? 

C’est tout simplement la célébration de la vie.

Quelle serait votre plus merveilleuse composition ? 

Lol… Le favoritisme ne doit pas exister dans le vocabulaire d’un Père face à tous ses enfants.

Une pensée qui fait battre votre coeur ? 

Vivement l’éradication du coronavirus… afin que notre art retrouve ses lettres de noblesse. 

Un dernier mot ? 

Que Dieu bénisse mon pays la Côte d’Ivoire et lui accorde des élections présidentielles exemplaires le 31 Octobre 2020.

 

 Propos recueillis par Marie-Léontine Tsibinda Bilombo