MAYA ANGELOU – Poétesse, écrivain, mais aussi chanteuse et actrice

Marie-Léontine Tsibinda Bilombo

MAYA ANGELOU – Poétesse, écrivain, mais aussi chanteuse et actrice

MAYA ANGELOU, UNE POETESSE DE L’AMÉRIQUE
BIBLIOBS
DOCUMENTS
Maya Angelou, l’universelle
On publie “Lettre à ma fille”, de cette grande dame qu’on connaît encore trop mal en France.
Par Didier Jacob
Publié le 14 octobre 2016 à 09h45 Mis à jour le 15 octobre 2016 à 16h06
Maya Angelou (1928-2014). (©Rue des Archives/BCA)
Il est difficile de mesurer en France la popularité inouïe et l’influence capitale de Maya Angelou aux Etats-Unis. Née à Saint Louis (Missouri), elle déménage avec ses parents à Stamps (Arkansas) quand elle a 3 ans. C’est là qu’elle découvre l’injustice raciale:
Le Sud en général et Stamps en particulier ont pendant des centaines d’années rétrogradé psychologiquement les Noirs, même les plus grands, au rang de nains. Des enfants blancs et pauvres pouvaient appeler des adultes noirs par leur prénom ou par n’importe quel sobriquet sorti de leur imagination.»
Poétesse, écrivain, mais aussi chanteuse et actrice, proche amie de Martin Luther King et de sa femme, Maya est de cette génération qui lutta au péril de sa vie contre les inégalités raciales.
Maya Angelou, la mort d’une légende
Première Noire à être admise dans une école privée aux Etats-Unis, elle raconte, dans «Lettre à ma fille», comment elle tomba enceinte, ayant couché une seule fois avec un garçon qu’elle n’aimait pas. Craignant de décevoir ses parents, elle ne leur annonça la nouvelle qu’à quelques semaines de la naissance. Sa mère, infirmière, mit elle-même le bébé au monde, un fils que Maya adorera toute sa vie.
L’auteur de « Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage» raconte aussi comment son mari la frappa un jour et l’abandonna inconsciente dans une chambre fermée à clé. Il faudra, une fois de plus, toute l’énergie de sa mère pour la retrouver et défoncer sa porte. Admirable synthèse de sa vie et de son œuvre, cette «Lettre» est un livre indispensable.
Didier Jacob
Lettre à ma fille, par Maya Angelou,
traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Anne-Emmanuelle Robicquet,
préface de Dinaw Mengestu,
Les Editions Noir sur Blanc, 96 p., 15 euros.
Paru dans « L’OBS » du 13 octobre 2016.