AUDREY KIBAMBA – La mémoire de l’humanité solaire

Marie-Léontine Tsibinda Bilombo

AUDREY KIBAMBA – La mémoire de l’humanité solaire

Audrey Kibamba se dit chercheur en Poésie de l’imagerie Scientifique dans un espace-temps à douze dimensions et Membre du Laboratoire Universitaire de Contrôle, Correction, Complément et Création des Théories Scientifiques, LUC4, de l’Association Internationale pour l’Avancement de la Science, l’AIAS. Il est Docteur en sciences épistémologiques, spécialité Poésie de l’imagerie Scientifique dans un espace-temps à douze dimensions. Il a passé une enfance des eaux de la prêtrise qui élèvent la poussière au rang des hommes où les totems sont des transformations dynamiques commandés, obéissent aux lois physiques universelles connues ou inconnues.

Audrey Kibamba est aussi père de famille avec Raïssa M’berou, la mère de ses deux fils. Il a appris les mathématiques et la science physique auprès de cette dernière qui était la meilleure élève du collège Ngamaba, jusqu’au Lycée de la Réconciliation, à Mfilou, Brazzaville : « Une femme de tête et de cœur qui m’a construit par sa culture de l’excellence. Aujourd’hui elle prépare un recueil de contes africains. »

Est-ce votre profession actuelle qui vous a poussé à la création poétique?

Oui. Ma profession est une relation de destin partagé avec mon art et qui ne forme qu’un dans un système dual des cônes des univers où l’esprit est lié au corps dans une relation de destin commun.

 Que représente alors la création poétique pour vous?

La création poétique représente pour moi, une recherche de l’excellence dans l’innovation, jouxtant l’économie du savoir combinée au savoir-faire. C’est-à-dire une mise en évidence de la vérité qui reflète les analogies naturelles. Dans l’une de ses thèses il démontre que notre existence est d’essence mathématique, en tant que racine de l’humanité, que l’univers contient une mémoire et montre également que les mots portent de l’énergie dans une relation d’équivalence qui donne cette écriture mathématique E=MC2. La poésie est une recherche de l’excellence dans l’innovation, l’invention et la création. La poésie demeure une description et une transformation de la matière. Car l’univers est un tout de la sagesse de l’amour qui s’identifie à la poésie.

Et c’est ce que vous aviez publié aux éditions Lys Bleu? Pourquoi ce titre? De quoi traitez-vous dans ce recueil?

J’ai publié deux ouvrages aux éditions Lys Bleu : un recueil de 50 poèmes en vers libres et un essai sur la Théorie de la Poésie de l’imagerie Scientifique dans un espace-temps à douze dimensions. Mon recueil des poèmes titré, L’Aube des chants d’initiés

inaugure l’ère d’une Poésie Scientifique où fusionnent les Univers Émotionnels et les Univers Rationnels dans une combinaison des Lettres, Formes et Chiffres dont l’objectif est de nous apprendre la raison dans l’élégance des Arts. Cette poésie est une science liée à la spiritualité des pyramides vivantes dans sa dimension de l’altérité féminine. C’est une poésie du Rétablissement de la haute spiritualité des ancêtres africains dans la culture africaine authentique. Car la spiritualité c’est l’unique passerelle qui puisse exister entre l’homme et la science. Cette poésie est une alternance à l’alternatif du classique qui n’a plus de nectar à offrir aux Lecteurs assoiffés d’innovations dans l’esprit de créativité.

Quelle signification donnez-vous à la poésie scientifique? Qu’apporte-t-elle de nouveau dans le domaine de la poésie?

la Poésie de l’imagerie Scientifique est une combinaison des Lettres, Formes et Chiffres dans les arcanes matriciels de la haute spiritualité des ancêtres africains dans un espace-temps à douze dimensions. Cette poésie est une description et transformation de la matière en carburant de lumière. Cette poésie apporte l’innovation et la création dans une dimension spirituelle, scientifique et artistique. C’est la recherche de l’excellence dans l’art

Peut-on dire que la poésie scientifique a toujours existé dans le monde de la création littéraire et que le 21 ème siècle lui donne de réellement prendre sa place?

Non. L’existence d’une poésie scientifique n’avait jamais été prouvée scientifiquement. Je suis le premier à avoir démontrer scientifiquement son existence d’essence mathématique dans une relation d’équivalence qui répond à cette écriture mathématique : E=MC2. C’est-à-dire les mots contiennent une énergie qui crée la matière et vice versa. Donc il n’y a pas obéissance sans matière ni de mouvement sans force agissante sur la matière. L’univers est un tout. Ce qui est tout est poésie et ce qui est poésie est invention ou création. Donc n’y a pas de poésie sans création ni matière. La poésie est avant tout description et transformation de la matière dans la sagesse de l’amour dont le poète est un amoureux de la vérité en tant que salut.

À quoi vous renvoie votre imaginaire et votre vécu quand on vous dit belles lettres?

Mon imaginaire est une vision future dans la recherche de l’excellence dans l’innovation, l’invention et la création. Les Belles Lettres pour moi c’est un tout qui constitue l’univers des innovations, inventions et créations où nous sommes appelés à sculpter un chant sur un talus de sueur dans les hauteurs et profondeurs de l’art.

Belles lettres et littératures sont-elles un duo inséparable qui forme, informe et enseigne?

Non. Il n’y a pas de différence. Car tout est littérature. La littérature c’est la matrice des œuvres de l’esprit qui nous permet de communiquer et de transmettre ce qui est en nous vers d’autres personnes.

De même peut-on dire que la spiritualité et l’inspiration sont indispensables à la création artistique et créative?

Non. Pour créer on n’a pas besoin de l’inspiration. Car l’inspiration c’est réfléchir, se projeter voire une imiter. Pour créer on a besoin de la spiritualité, en tant que lumière de l’esprit qui nous donne l’intelligence de découvrir les secrets et mystères des Univers intelligibles, réservés uniquement aux initiés, qui sont des âmes solaires qui habitent l’éternité des élus. Donc il n’y a pas de création sans spiritualité qui s’exprime dans la culture d’un peuple. C’est la spiritualité qui déclenche le génie inventif ou créatif. C’est l’unique passerelle qui puisse exister entre l’homme, la science et l’art.

De nombreux poètes ont chanté leur lieu de naissance, plus près de nous, le poète Dominique Ngoïe Ngalla a célébré Mandou, et vous nous parlez de votre ville Bouansa : pourquoi l’associez-vous au mot lumière?

Bouansa c’est le berceau de la prêtrise qui élève la poussière au rang des hommes. Tandis que la lumière c’est la sagesse de l’amour. Donc associer Bouansa à la lumière c’est une relation de destin commun et partagé à l’humanité sans frontière couleur où je suis le Graal de l’amour tourné vers le féminin sacré qui féconde les étoiles.

Bouansa est une gare et une gare dit passages incessants des trains, des hommes : Le train occupe-t-il une place dans votre imaginaire? L’invoquez-vous dans votre poésie?

Oui. J’ai grandi dans les mystères du train et le vide de ma pensée écrivait le mal à la sueur du train. Le train fait partie de l’imaginaire de mon chant. Là, où mes souvenirs d’enfant sont scellés dans l’ailleurs du temps.

Que représentent donc les images qui illustrent les couvertures de vos livres?

Ces images représentent l’espace-temps à douze dimensions. C’est-à-dire la science liée à la spiritualité pour former qu’un. 

Votre deuxième livre poétique vient d’être publié : est-ce une continuité des idées du premier recueil ou aviez-vous développé des thèmes différents? Que signifie ce titre? Un autre projet en chemin?

Mon deuxième livre est un essai, titré : Comment je vois les Belles Lettres : Théorie de la Poésie de l’imagerie Scientifique dans un espace-temps à douze dimensions. Cet essai c’est l’essence et le fondement de cette poésie scientifique. Une partie de moi tirée du sol expérimental sur la base du principe du rasoir d’Occam que je fais un merveilleux don à l’humanité. Car écrire c’est jeter un cri sur une page pour se reconstruire dans le socle d’enfant. Là, exister c’est être hors que soi vers un autre que soi-même. Dans cet ouvrage j’ai prouvé la véracité de mes thèses que la poésie fait partie des sciences épistémologiques dont les fondements sont des sciences anthropologiques, philosophiques, exactes, cognitives… issues des excursions multi disciplines dans leurs versions depuis la haute antiquité. Oui. J’ai un livre en chantier et en cours d’édition, titré : L’arpentage Lyrique.

Quelles sont les relations que vous avez avec les autres poètes?

J’ai des bonnes relations avec les autres poètes, malgré nos divergences d’opinions autour de la poésie quand j’ai démontré scientifiquement sa dimension spirituelle, scientifique et artistique. Mais ils finiront par me suivre. Car nous sommes à l’ère de la cohérence intellectuelle où la recherche de l’excellence dans l’innovation, l’invention et la création nous interpelle tous.

Comment se passe la journée d’un poète comme vous?

Je suis un poète scientifique dont mes journées sont consacrées à la recherche développement scientifique. J’ai toujours pensé grand dans ma vie. Car l’essence et l’urgence c’est le combat de notre temps. Donc ma poésie c’est le concentré de l’histoire d’un peuple et la plateforme de ses expériences dans un espace-temps à douze dimensions.

Finalement pour qui écrivez-vous?

J’écris pour vous et par vous pour faire avancer l’humanité dans la recherche de l’excellence dans l’innovation, l’invention et la création. Car nous sommes condamnés à ajouter une fortune à l’héritage reçu des aînés de l’humanité. Ma poésie c’est la mémoire de l’humanité solaire.

Un souhait, un conseil?

Je demande à tous de découvrir cette poésie scientifique, venue pour rendre à l’Afrique sa grandeur et sa dignité dans le génie inventif ou créatif. Cette poésie vient briser le mythe de la haine et du complexe d’infériorité où l’homme noir est considéré comme un éternel consommateur et perroquet de l’Occident. Donc un moins que rien. Il serait souhaitable de faire la promotion de mes œuvres qui sont pertinentes, limpides et originales pour parler l’Afrique encore. Ces ouvrages sont une contribution pour faire avancer l’humanité. 

Propos recueillis par Marie-Léontine Tsibinda Bilombo