VALERIE SANA – Préserver le moral des troupes

Marie-Léontine Tsibinda Bilombo

VALERIE SANA – Préserver le moral des troupes

Valérie Sana est  agent de l’état français depuis 18 ans et l’heureuse maman de deux enfants. Née en France, elle a grandi au soleil, dans la ville natale de son père, au Congo. Elle a suivi sa scolarité dans le système français, au Congo puis en France. De par ses affectations professionnelles à l’étranger, elle a la chance de pouvoir s’immerger dans des pays tiers. Nous devinons son goût du voyage et des découvertes. Elle mesure chaque jour la richesse d’être imprégnée d’une double culture : quand bien même elle ne la voit pas souvent, elle est très attachée à sa famille, d’un côté comme de l’autre, elle est inscrite dans son ADN. Son rapport à la découverte des culturelles lui vient de ses origines et peut se lire dans ses écrits où elle invite notamment les lecteurs à l’évasion et à la tolérance. Elle est écrivaine mais :

Ma passion se cache dans les notes de musique!

nous dit-elle.

2018, année qui marque le point de départ de vos premières publications!

Je suis en effet devenue depuis peu (2018) auteure d’ouvrages en français : romans, nouvelle, pièce de théâtre. J’ai également traduit en anglais un conte musical pour enfants écrit en français en 2015 sous l’impulsion d’une amie, afin de le présenter cette année à un public anglophone. La majorité de mes écrits sont cependant des poèmes et des textes de chanson. Un passe-temps, une partie de moi qui a pris de l’importance avec l’âge et le rythme de nos vies, remplaçant à bien des occasions la pratique du piano, le chant et la danse. J’ai dans l’idée de mettre quelques-uns de mes courts récits sur mon site auteur en cours de création, pour le plaisir de partager. J’aime le partage !

Que signifie pour vous les mots enfance, études ?

La question me fait sourire. Mis côte-à-côte, ces deux mots auraient tendance à sonner comme des antonymes à mon oreille, même s’ils représentent pour moi deux périodes de réel bonheur. Mais ayant effectué mes études loin de la cellule familiale, c’était tirer un trait sur mon enfance. Pour ce qui est des études universitaires, je crois que sans obligation d’entrer dans le monde du travail, j’aurais eu plaisir à poursuivre différents cursus tout le long de ma vie. Si l’on doit faire court : l’enfance, c’est la famille ; les études, c’est la découverte du monde en dehors de la famille.

Menez-vous de front l’écriture et une autre occupation ?

L’écriture est une occupation extra-professionnelle parmi d’autres. Je suis fonctionnaire des affaires étrangères, souventefois en mission consulaire où on ne compte pas nos heures. Et puis je suis maman à temps plein. Ça c’est ce qui compte le plus ! Je ne vis pas de l’écriture et ne vis pas l’écriture comme une obligation, un devoir à accomplir impérativement. Je n’écris que si cela me vient naturellement, si j’ai le temps, parfois avec la complicité de mes enfants. J’aime beaucoup partager les idées et les avancées avec eux deux. Ce qui facilite la gestion du temps en famille ! Pour l’écriture, le temps, on le trouve dans les transports en commun, dans les salles d’attente, facilement à domicile quand on n’est adepte ni de sorties, ni de télévision, et surtout si l’on ne joue pas dans la catégorie gros dormeur. Du temps, on en trouve aussi au chevet d’un enfant malade… là où pour moi tout a commencé.

Comment s’organise les journées d’une écrivaine, maman et fonctionnaire ?

Comme pour la plupart des mères qui travaillent, je pense, et qui auraient en sus une activité tierce : première réveillée (bien avant tout le monde), première levée et dernière couchée. Le maître-mot pourrait être « autodiscipline ». On court, on prévoit, on priorise, tout en restant professionnelle on privilégie sa famille au reste et à soi-même, on empiète pas mal sur le sommeil et on y arrive. Tel que décrit plus haut pour ma part ; il y a toujours du temps quelque part pour l’écriture. Après tout, il suffit d’une feuille et d’un crayon, ou juste d’un smartphone, à défaut d’un ordinateur. Ne pas perdre de vue ses priorités surtout. J’ai beaucoup de respect pour mes lecteurs. Quand j’écris, je pense à la personne qui lira. Je prends le temps de réfléchir à la formulation, à la cohérence de l’histoire, à l’accessibilité des mots aussi. Je me refuse de servir de l’alambiqué à tout va. Ce qui oblige déjà à faire du ménage dans sa tête (rires) et dans ses phrases ! Une envie de plaire, oui. Toutefois je n’attends pas de retours de ou sur mes ouvrages, dividendes comme critiques j’entends. Ce qui fait qu’une fois un texte terminé, je passe à autre chose très rapidement. Avant même la publication. Vous trouverez cela peut-être étrange, mais je ne souhaite pas courir les salons du livre pour des séances de dédicaces, par exemple. Pas à l’heure du numérique, et surtout pas dans le contexte de pandémie actuel. Il y a des outils qui peuvent nous rendre accessibles tout en nous préservant de l’inconfortable. J’y travaille ! Une personne formidable m’aide en ce moment à la promotion de mes ouvrages en prenant en compte mes desiderata. Car j’espère naturellement que mes ouvrages publiés pourront servir à la cause solidaire qui me tient à cœur, mes droits d’auteur étant comme vous le savez destinés dans leur intégralité à la lutte contre les cancers pédiatriques. J’ai conscience d’une obligation de présence minimale sur le terrain. Néanmoins ma vie de famille doit se poursuivre comme elle l’aurait été sans l’écriture devenue publique. Je serai toujours en premier lieu « maman ». Je suis cette maman « fonctionnaire » qui nourrit son foyer et œuvre pour ses compatriotes. La maman « écrivaine » propose, elle, occasionnellement un bout de chemin à qui souhaite participer à ses rêves. Elle apparaît les soirs et fins de semaine, pendant que le plat mijote ou que la lessive tourne, dans le canapé près de ses ouailles, au fond de son lit quand tout le monde dort, véritable moment privilégié ! Ainsi s’articulent donc mes journées autour de ces trois entités.

Comment vivez-vous votre don d’écrire : une passion, un virus porté avec joie ?

Ni l’un ni l’autre. Si l’on exclut l’humain, ma passion se cache dans les notes de musique. Je peux m’en emplir la tête 24H24. Paradoxalement, j’apprécie aussi grandement le silence. L’écriture est venue compenser la musique que je ne pratique plus, plus autant qu’avant. Petite confidence : mon fils n’aime pas m’entendre jouer d’un instrument ni m’entendre chanter. Ce n’est absolument pas dirigé contre moi, il a du mal avec certaines mélodies depuis tout bébé, depuis le ventre même. Si cela me frustre, il est vrai, j’aime mon fils bien plus que la musique ! J’ai trouvé en l’écriture une forme de compensation. C’est remarquable comme les vers que je couche aujourd’hui sur papier peuvent se muer en baume apaisant et cicatrisant. Écrire un roman, le corriger encore et encore, c’est comme composer une musique, répéter ce morceau d’audition que l’on devra jouer sans fautes devant tout le monde, pratiquer ses gammes pour s’assurer aisance et fluidité ; accoucher de vers, c’est faire vivre un thème en rythme, faire appel à la corde sensible. Qui plus est, j’ai découvert un aspect de l’écriture pour lequel je n’avais jamais eu de considération, c’est sa part de générosité intrinsèque, le fait qu’une fois publié, un poème ou un livre ne nous appartient plus, pour autant il poursuit sa route. Pas besoin de l’auteur pour le faire vivre au-delà de l’écriture tandis qu’on a besoin du musicien ou du chanteur pour faire vibrer les notes. Ce que je veux dire, c’est que j’écris dans l’intimité de la même façon que je joue de la musique dans mon salon. Au départ, un plaisir personnel. Au final mon écriture pourra trouver un public (connu ou inconnu) quand mes notes se seront évaporées sans qu’une oreille ne puisse les percevoir à nouveau. Je vis très certainement ma musique de façon égoïste, car c’est avant tout à moi qu’elle fait du bien. Certes, petite, je jouais pour ma maman, aussi pour les oiseaux… un vrai bonheur ! Mais c’était tout de même un plaisir égoïste. Lorsque je raconte une histoire en revanche, j’espère faire du bien aux autres.

L’envol est le premier roman de votre vie d’écrivain et déjà les lecteurs attendent une suite : frissons inattendus ou appréhension de votre part ?

C’était une belle surprise ! Surtout que sans les encouragements d’une amie à porter mon tapuscrit chez un éditeur, je ne me serais probablement jamais lancée dans la course. Merci Marie ! Je lui dois une belle aventure.

Il est sûr que les chaleureux retours reçus sur L’envol, en dépit de ses faiblesses, auront été un bon stimulant pour la suite. Moi qui n’avais pas imaginé écrire un jour, ni poursuivre dans cette voie, j’étais la première étonnée. Cela me réjouit, évidemment de constater que mes mots peuvent, disons, faire du bien !

J’ai l’impression que l’image de ce titre renvoie à une créature supportant la mappemonde de ses ailes déployées : n’est-ce pas une trop lourde charge pour un oiseau ? Un message particulier à décoder ?

C’est intéressant comme question ! Je ne l’avais pas vu comme cela.

L’image de couverture de mon livre est en fait un bout de la peinture qui m’a été offerte par l’artiste elle-même, Emmanuelle Pluchart, avec qui nous avions préalablement collaboré de façon tout à fait amicale sur le conte musical dont j’ai parlé au début. Je vous laisse ici découvrir la toile dans son entier. Comme vous pouvez le voir, l’oiseau ne porte pas la mappemonde. Des mots de l’artiste, cette peinture représente la force de la vie. Utiliser cette image que j’avais baptisée « l’envol » bien longtemps avant d’entamer l’écriture de mon roman était somme toute, dans le contexte de ce que nous traversions alors, un geste d’amitié envers Emmanuelle, une façon aussi d’associer nos arts à une belle cause.

Le temps suspendu : un titre intrigant d’autant plus que le temps est comme le vent insaisissable, mais bien concret, comme élément dans nos vies !

La perception du temps n’en demeure pas moins relative, non ? Le temps suspendu est une nouvelle fantastique. J’ai vu début février 2020 un appel à manuscrits lancé par mon éditeur L’Harmattan pour une nouvelle collection, « Miroirs du réel », qui proposerait des ouvrages de fantaisie et de science-fiction. Vraiment pas mon univers ! J’avais par ailleurs moins d’un mois pour y participer. J’ai vu là une opportunité à saisir, comme un défi personnel à relever. Étais-je capable d’écrire sur commande et sans sujet imposé ? La notion du temps m’a naturellement semblé la première idée à exploiter. Et puisque tout était permis du point de vue de l’imaginaire, j’ai décidé de rendre le temps élastique, malléable, voire inexistant s’agissant de notre rapport à l’immatériel, au spirituel : ainsi le récit pourrait avoir deux niveaux de lecture, pour le moins. Il devait pouvoir s’adresser aux amateurs du genre aussi bien qu’à des initiés. Tout serait dans l’histoire et la formulation. Le plus naturel qui me soit venu pour commencer était un poème. L’histoire s’est ensuite articulée autour de chaque strophe de ce poème. Ayant rédigé ce que je pense être un message à portée universelle, j’ai voulu faire traduire mon poème en plusieurs langues. Grâce à mon entourage, j’ai obtenu quatorze traductions en un temps record. Et si le titre intrigue, la réponse du pourquoi est dans le livre, alors n’hésitez pas à le découvrir !

Rendez-moi mes amours : Les amours ont-elles été volées, perdues, brisées, emprisonnées ?

Joker !

Les plantes et particulièrement l’orchidée, sont-elles pour vous une image de paix et de bonheur ?

On peut l’envisager ainsi. Je vois dans les fleurs la beauté, la force et la fragilité de la nature, de la poésie à l’état pur. L’orchidée a effectivement une place toute particulière dans ma vie. Mon histoire avec celle en couverture de mon dernier ouvrage est très personnelle. Je la livre volontiers, considérant qu’une partie de mon lectorat pourrait se retrouver dans l’analogie évoquée. Aborder le métissage, la mixité par la poésie, c’est ce qui m’a été transmis de la façon la plus simple. « Dîtes-le avec des fleurs ! », j’aime.

Qui sont vos illustrateurs attitrés ? Comment se passe la collaboration ?

Je n’ai pas d’illustrateurs attitrés.

Nous avons d’ores et déjà évoqué le choix de couverture de L’envol avec la peinture d’Emmanuelle Pluchart. J’ai inséré deux autres de ses peintures, évocatrices, à l’intérieur du roman. Emmanuelle avait réalisé au printemps 2015, soit trois ans plus tôt, de remarquables illustrations pour notre conte musical La légende de Kaya et Zîngu. Nous étions alors collègues de travail au consulat général de France à Fès et Emmanuelle faisait partie de la chorale que j’animais le mardi soir à domicile. Ce conte, c’était son idée et c’est mon pied à l’étrier. Emmanuelle avait lancé un appel autour d’elle, j’ai mis les mots sur des idées partagées pour donner corps à son envie d’illustrer un récit avec des personnages imaginaires. J’y ai rajouté de la musique. La légende de Kaya et Zîngu n’a pas été éditée, elle a été jouée (et chantée) devant des enfants à l’Institut français de Fès, lors des journées de la Cigogne volubile. C’était tout bonnement une belle aventure, notre première collaboration amicale.

Ensuite c’est Leslie Guerbaoui, une autre collègue et amie qui a fait l’illustration de couverture de Rendez-moi mes amours ! Voyez comme le ministère des Affaires étrangères est plein de talents (cachés derrière leurs ordinateurs) ! À n’en pas douter, j’ai un faible pour la collaboration artistique amicale. Tout comme Emmanuelle, Leslie s’est montrée très généreuse et très enthousiaste. Ça fait plaisir !

J’aurais bien poursuivi avec chacune d’elle, mais c’est la maison d’édition qui s’est chargée de la couverture du Temps suspendu. Il s’agissait du tout premier ouvrage de la série fantastique d’une nouvelle collection, l’Harmattan devait élaborer une maquette qui serait spécialement dédiée à ladite série. J’avais fait des propositions d’illustration de première page (peinture personnelle, peintures d’Emmanuelle Pluchart et dessin assisté par ordinateur de Leslie Guerbaoui), mais elles ne s’inséraient pas dans le canevas de l’Harmattan. Cela étant la proposition de l’éditeur m’a tout de suite plu.

Enfin, des amies ont œuvré pour moi afin d’obtenir la photo de la fleur d’orchidée en couverture de la pièce de théâtre. J’ose ajouter que la charmante personne qui a appuyé sur le bouton travaille également au ministère et se trouve actuellement en poste au consulat général de France à Pointe-Noire. Pour que l’image de ma fleur soit la plus récente possible, cette dame a été mon œil et mon doigt à 8.000 km de distance. Encore une belle collaboration artistique amicale !

Pour finir, les dessins au crayon dans les romans, c’est moi. J’en avais fait pour Le temps suspendu, mais ils n’ont pas été retenus, question de charte donnée par le directeur de la collection.

L’écriture était-elle inscrite dans vos rêves d’enfance ?

Non, pas du tout. La danse et la musique, oui…

Existe-t-il un souvenir de votre enfance qui ne vous quitte jamais ?

Pas spécialement, non. Mon enfance a été riche de beaucoup de choses.

La maladie et l’enfance, une préoccupation qui vous sensibilise aux des souffrances des enfants ?

Et à celle des parents et de la fratrie.

Tous les dividendes de vos créations sont dédiés à la cause du cancer ?

C’est exact. J’en ai fait mon bâton de pèlerin. J’aime à croire que si les récits plaisent, le reste suivra un jour ou l’autre.

D’autres que moi veulent bien y croire.

À ce propos, j’aimerais remercier chaleureusement les collègues, parents et amis qui ont participé aux traductions du Temps suspendu. Nous évoquions la bonté de mes amies illustratrices ; il en est de même pour celles et ceux qui n’ont pas hésité à se joindre à ma cause en se prêtant au jeu de la traduction de mon poème, un exercice somme toute difficile. J’aimerais dire ma sensibilité toute spéciale à la participation de M. Yiğit Bener, grand auteur, traducteur et interprète qui m’a fait la surprise et nous a fait le grand honneur d’apporter aussi généreusement qu’amicalement sa contribution.

Un ouvrage en chantier : roman, poésie ou théâtre ?

Une collaboration à un ouvrage devant paraître cette année est effectivement dans les tuyaux. J’ai été très touchée d’avoir été contactée pour ce sujet. Je ne peux malheureusement en dire plus, sinon que j’ai rédigé ma partie avec grand plaisir.

Je me suis également lancée il y a quelques mois dans l’écriture d’un nouveau roman qui m’amuse particulièrement. Mais si mes précédents écrits ont vu le jour assez rapidement, cette fois je prends mon temps, ce pour diverses raisons. Déjà parce que je crois savoir où je vais, il n’y a donc pas urgence à coucher l’idée sur le papier. Aussi j’ai choisi de privilégier de passer un maximum de temps avec mes enfants, spécialement avec ma fille qui d’ici quelques mois, quelques semaines, quittera le nid pour s’en aller étudier. Je ne veux pas avoir à regretter des moments partagés précieux que j’aurais sciemment manqués pour quelque chose qui peut être mis à plus tard. Il est de surcroît primordial, de mon point de vue, de me consacrer aux miens dans ce contexte de crise sanitaire, de préserver le moral des troupes.

Enfin, comme j’ai décidé de donner un coup de pouce à la présentation de mes ouvrages existants, j’ai fait appel à une agence de communication spécialisée en littérature pour la mise en place d’outils promotionnels digitaux. Car s’il on veut que la cause solidaire existe, les livres et la cause elle-même doivent être portés à la connaissance du plus grand nombre. Mon contact est professionnel, compréhensif et très impliqué. Il m’invite à une véritable collaboration. Participer à l’élaboration de tout cela, cela reste pour moi de la création, c’est aussi de l’écriture, c’est surtout une pétillante aventure !

Voilà où en sont mes chantiers littéraires.

Un conseil, un souhait ?

Mon souhait serait que plus un enfant au monde n’ait à souffrir de cancer. On est en droit de penser que les avancées de la recherche permettront un jour de se rapprocher des 100% de guérison des enfants touchés par ces maladies. C’est la raison de mon initiative. On tourne aujourd’hui autour de quatre guérisons pour cinq cancers détectés chez les enfants. Tout repose sur la recherche. Et la recherche a besoin de moyens.

Mon conseil, si on me le permet, s’adressera aux parents d’enfants malades. N’ayez pas peur de vous évader, à travers la création ou autre chose. Ça aide à positiver, ça aide de positiver. En tant que parent, on a le droit d’aller mal. On a le droit d’aller bien aussi ! Votre enfant le perçoit et le chemin devient plus léger. Nous ne sommes pas coupables. Nous en sommes capables.

Propos recueillis par Marie-Léontine Tsibinda Bilombo