MOUNSAKANDA KIMINOU DOSITE SATURNIN alias MKD SAT – L’avènement des réseaux facilite encore l’interaction

Marie-Léontine Tsibinda Bilombo

MOUNSAKANDA KIMINOU DOSITE SATURNIN alias MKD SAT – L’avènement des réseaux facilite encore l’interaction

Mounsakanda Kiminou Dosite Saturnin est un artiste musicien congolais, né à Brazzaville. Il est auteur, compositeur et interprète. Il fait des études techniques sanctionnées par un bac F3 électrotechnique.

MKD Sat n’est autre que son nom de naissance mis en sigle car il trouve ce dernier trop kilométrique pour en faire un nom de scène. Alors il préfère le condenser en MKD SAT.

Quelle est l’influence de vos parents dans votre choix de carrière?

Mes parents n’ont pas toujours été d’accord avec moi, pour eux la musique n’est pas le métier qu’ils voulaient que je fasse.

Quand aviez-vous commencé à chanter?

J’ai commencé à chanter depuis tout petit, j’ai fait partie de l’ECODIM (École du dimanche) à l’Église protestante dans mon enfance. La musique a toujours été omniprésente dans ma vie et en 1998 après la guerre civile de 1997, j’ai intégré la chorale du village Mpassa Mine où ma famille et moi étions réfugiés.

Comment de la musique chrétienne, êtes-vous passé à la musique mondaine?

La musique bouillonnait toujours en moi, par contre j’ai eu envie de faire vraiment carrière c’est quand, en 2001, je découvre la musique de Lokua Kanza, et jusque-là je croyais qu’il fallait toujours avoir un grand orchestre dernière soi pour jouer de la musique alors que juste avec une guitare je pouvais faire un spectacle. J’ai toujours considéré la musique unique je ne trouve pas vraiment de différences entre les deux tendances.

Quels sont vos instruments de prédilection?

Mon instrument de prédilection est la guitare mais au fil du temps, je suis tombé amoureux des instruments traditionnels tels que le ndara, ngofi, la nsana et nsanza

Avez-vous des mentors?

Mes mentors sont ces grands noms de la musique dont je suis amoureux; des artistes comme Lokua Kanza, Salif Keita, Richard Bona,Tracy Chapman…

Peut-on parler de grands moments qui ont souligné votre ascension dans la musique?

Je commencerai par l’année 2009 l’année où j’ai fait ma première scène. Ensuite est venue l’année 2011 l’année où je fus finaliste du concours Couleurs talents de RFI. Enfin en 2014 je fus reconnu au niveau national. J’ai eu le prix Tam Tam d’or en tant que révélation de l’année de la musique congolaise avec la chanson «Enfants de rue.»

Vous chantez dans plusieurs langues !

En effet, je parle couramment le lari, lingala et français. J’ai appris l’anglais dans un club de langue. Je n’ai pas encore la maîtrise du swahili. Pour les langues que je ne maîtrise pas, je fais traduire mes textes avant de les chanter.

Quels sont vos thèmes préférés?

Mes thèmes de prédilection sont l’amour, la paix, la non-violence, l’enfant africain, l’immigration, en somme je peins juste la société, avec toujours, un message particulier pour chaque situation.

Avez-vous déjà des supports pour vos fans : CD ou autres supports?

Je suis en train d’enregistrer un album urbain dont les singles verront le jour tout au long de l’année 2021.

Que pense le public de vos créations?

Le retour est très positif les gens aiment et au fil du temps ils adoptent petit à petit la musique de mkd Sat et l’avènement des réseaux facilite encore l’interaction. Mon souhait est de faire connaître ma musique au-delà des frontières du Congo. J’invite les lecteurs à suivre mes activités sur ma page Facebook mkdsatmusikofficiel et ma chaîne YouTube mkdsatmusik où vous pouvez découvrir et savourer mes mélodies.

Propos recueillis par Marie-Léontine Tsibinda Bilombo